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La médiatisation des protéines à travers leur rôle important dans la perte de poids et les régimes hyperprotéiques, fait oublier que les protéines sont impliquées dans bien d'autres métabolismes corporels.





Notre organisme est composé de 10 000 protéines différentes. Leur total est d'environ 11 kg et leur renouvellement se situe à 2,5 , c'est-à-dire 250 à 300 grammes par jour.
Le collagène, les muscles, les enzymes et les neurotransmetteurs ont besoin d'un apport équilibré en protéines.
L'Homme est omnivore. Il a besoin d'un apport équilibré en protéines animales et végétales.
Les protéines sont synthétisées à partir d'éléments de base que sont les acides aminés.
Il existe une vingtaine d'acides aminés dont certains sont essentiels (non synthétisables par le corps).

Ils sont au nombre de dix :

- isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, thréonine,
tryptophane, valine, histidine et sélénocystéine.

On y rajoute chez le nourrisson la taurine et chez le prématuré la cystéine.
Nous amenons au corps, par les aliments, le matériel nécessaire à la fabrication de nos propres protéines, qui sont contrôlées par le code génétique. Les-protéines animales et végétales sont dégradées au fur et à mesure de notre digestion, en unités plus petites (les peptides) pour arriver aux acides aminés assimilables par notre corps.

En théorie, le corps ne doit laisser passer que des acides aminés. Si des petits peptides (par exemple venant du lait de vache) arrivent à passer la barrière intestinale et se retrouvent dans le sang, ils deviennent néfastes et entre autre, allergisants.

A partir de ce matériel de base que sont les acides aminés, nous créons nos protéines structurelles.
La spécificité du code génétique interdit tout remplacement d'un acide aminé par un autre. L'absence ou la quantité insuffisante d'un acide aminé ralentit la synthèse protéique.
Nous devons tous les jours reconstituer un puzzle et si une pièce manque, nous ne pouvons pas le terminer.
Pour la constitution de ce puzzle, les protéines animales par la bonne quantité et la bonne proportion d'acides aminés essentiels, sont plus performantes que les protéines végétales. Nous sommes omnivores, mais à tendance carnivore.
On parle de facteur limitant au niveau des protéines. Le facteur limitant est l'acide aminé manquant pour la fabrication de nos protéines.
Les céréales sont limitées par la lysine et les légumineuses par les acides aminés soufres méthionine et cystéine. Appliquons le principe de la synergie entre céréales et légumineuses (légumes secs) et surtout ne nous privons pas des protéines animales dont la composition est plus équilibrée.
La protéine la plus équilibrée est la protéine d'œuf, dont l'assimilation est proche de 100 .
Les besoins en protéine sont d'environ 1 gramme par Kg de poids corporel et par jour. Ils sont augmentés par la pathologie, par l'âge (réparations cellulaires plus importantes) et par l'exercice physique.


Les régimes hyperprotéiques (supérieur à 1,5 grammes par Kg et par jour) conduisent à l'élimination des déchets azotés sous forme d'urée et d'acide urique.
Un doute persiste sur la dangerosité chez les sujets âgés, par le développement d'insuffisances rénales. C'est surtout la modification entraînée par ce type de régime qui est néfaste, en particulier la baisse de consommation de fibres, d'eau, de magnésium et d'antioxydants.

Des études récentes montrent que le risque n'est pas si important que cela, si les règles de synergie alimentaire sont appliquées.
Concernant les végétariens, les carences possibles en lysine et méthionine, peuvent être compensées par la consommation de produits d'origine animale : produits laitiers et œufs.

Pour un homme de 70 kilogrammes avec un besoin en protéines de 1 gramme par kg corporel, trouver 70 grammes de protéines correspond à consommer au choix :


• 288 grammes de bœuf entrecôte grillée     
• 666 grammes de blancs d'œufs
• 225 grammes de veau escalope cuite      
• 3043 grammes de riz blanc cuit
• 280 grammes de canard rôti              
• 1 750 grammes de pâtes alimentaires cuites
• 265 grammes de poulet                 
• 2 litres de lait 1/2 écrémé UHT
• 853 grammes de lentilles cuites           
• 263 grammes de Beaufort
• 187 grammes de soja protéine            
• 382 grammes de chèvre 1/2 sec
• 560 grammes d'œufs durs

En résumé, trouver 1 gramme par kg de poids et par jour de protéines correspond à consommer en moyenne 5 grammes d'aliments santé protéiques.

Aliments santé :

Viandes: plutôt blanches (canard, oie, volailles) et au minimum une fois
par semaine la viande rouge pour les apports en fer.
Poissons gras : saumon, maquereau, sardine, flétan, hareng plutôt que
maigres. Ils amènent à la fois les bons corps gras et les bonnes protéines.
Œufs fermiers de poules élevées en plein air et alimentées aux grains.
Soja : contient 39  de protéines.
Légumes secs : lentilles, pois chiches, fèves et pois cassés contiennent
autant de protéines que dans la viande et apportent en plus des fibres
reconnues protectrices contre les cancers.



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