On sait depuis Hippocrate que les fibres ont un effet direct sur le transit intestinal, les fibres insolubles étant les plus efficaces. Les sons des céréales (surtout le gros son de blé) augmentent la masse fécale, accélèrent le transit quand il est trop lent et le ralentissent parfois s'il est trop rapide. Les fibres réduisent donc les risques de constipation, elles préviennent les hémorroïdes et surtout les maladies diverticulaires du colon.
L'évacuation de cancérogènes éventuellement présents dans l'intestin est évoquée. À l'appui de la théorie du rôle protecteur des fibres contre ce type de cancer, on cite sa rareté chez les végétariens, gros consommateurs de fibres. Les fibres, en général, sont censées accroître l'impression de rassasiement et retarder la sensation de faim.
Elles semblent intervenir, de manière favorable, dans le métabolisme lipidique surtout chez les hypercholestérolémiques, diminuant le cholestérol et les triglycérides circulants et améliorant le rapport HDL/LDL. À la suite des enquêtes épidémiologiques de BURKITT et TROWELL, il a été mis en évidence une augmentation des cancers colorectaux au fur et à mesure de la baisse de consommation des fibres dans l'alimentation.
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