AUJOURD’HUI, BON NOMBRE DE PERSONNES SE PLAIGNENT D’UN MANQUE DE FORME, DE VITALITÉ ET D’UNE SANTÉ INSUFFISANTE.
Notre société évolue, notre budget alimentaire est revu à la baisse. Les dépenses d’alimentation sont passées en 2006 en troisième position dans le budget familial d’après le dernier rapport de l’INSEE sur l’évolution de la consommation des ménages.

(1) APU : Administration publique de France. Les APU ont pour fonction principale de produire des services non marchands et leurs ressources principales proviennent des prélèvements obligatoires. (2) ISBLSM : Institut sans but lucratif au service des ménages. Les ISBLSM ont pour fonction principale de produire des services non marchands pour les ménages, ou encore de vendre des services marchands sans but lucratif (sans profi t). Leurs ressources proviennent des contributions volontaires des ménages et des subventions publiques, mais aussi des revenus de la propriété et du produit de la vente des services marchands.
L’offre alimentaire explose aussi bien en quantité qu’en variété. Les enquêtes sur les achats alimentaires des ménages font ressortir une grande modifi cation des habitudes alimentaires depuis 25 ans.

Les modifications concernent tous les groupes alimentaires.
Pain, pommes de terre, céréales : La consommation de pain, de pomme de terre a beaucoup baissé et n’a pas été remplacée par l’augmentation des autres céréales. Nous consommons moins d’éléments énergétiques, à l’exception des p tes alimentaires, ce qui d’ailleurs peut para tre normal en raison de la baisse de nos dépenses caloriques de la journée.
Fruits, légumes, légumes secs : Les légumes secs sont en chute libre, en particulier dans les départements du Sud. La consommation globale de légumes stagne avec une tendance à la baisse. La population des moins de 30 ans en consomme très peu ; l’impact de la hausse des prix est négatif sur leur consommation.
Viande et poisson : D’une manière générale, les femmes sont moins attirées par la viande et le poisson;il existe une très grande variabilité de consommation entre les régions et les tranches d’age. Avec – 26%, la consommation du boeuf est en chute libre au profit de celle des volailles. Poissons, coquillages et crustacés sont également à la baisse.
Produits laitiers : La palme de la progression dans ce groupe revient aux yaourts avec une augmentation de 142 %. Le lait baisse suivant les catégories de personnes, les fromages continuent à progresser. Ces derniers deviennent des produits snacking qui sont consommés tout au long de la journée.
En conclusion, l’évolution des 25 dernières années fait apparaître : • une baisse des produits énergétiques comme le pain et les pommes de terre, • un début de baisse des fruits et légumes alors que tous les messages du PNNS (Plan National Nutrition Santé) incitent à leur consommation, • une certaine stabilité des viandes et poissons, mais une évolution vers les volailles d’un co t inférieur, • une modification de la structure des graisses ingérées, • une augmentation ciblée des produits laitiers vers les yaourts et les fromages, • une explosion des boissons gazeuses et des crèmes desserts
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